Location saisonnière : une économie florissante grâce au digital ?

Bonsoir Rodrigue et bonsoir à vous qui nous écoutez sur votre poste de radio, sur le site rci.fm, l’application RCI ou qui nous regardez en Facebook Live sur la page RCI Martinique.

Bienvenue dans Les mercredis connectés, votre émission dédiée à l’actu du numérique et des tendances tech, que je coanime avec Manuel Mondésir, directeur d’awitec bonsoir Manuel, 

Qui n’a pas dans son entourage une connaissance, un ami, un membre de sa famille, quelqu’un qui propose un hébergement touristique sur Airbnb ou un site similaire ?

Selon une étude publiée par le salon Welcome à la Maison, on estime entre 4000 et 8000, le nombre de biens disponibles en location saisonnière en Martinique. 

Des plateformes digitales internationales bien connues trustent le marché : AirBnb, Homeaway, propriétaire la marque Abritel, TripAdvisor ou encore Booking, pour ne citer qu’elles.

Pourtant, en local, des acteurs s’organisent et contre-attaquent pour proposer une offre complémentaire dans l’économie florissante de la location saisonnière, et ce grâce au Digital !

On en parle ce soir avec nos invités Manuel …  

 

En effet Katleen… avec nous en studio : 

  • Madly SCHENIN-KING, directrice de la structure Majorine, qui organise, entre autres, le salon Welcome à la Maison dédié aux loueurs saisonniers en Martinique et en Guadeloupe
  • Romain RONGIER, fondateur de l’agence de locations saisonnières, Villavéo
  • Olivier FALISE, fondateur de l’agence de locations saisonnières Antilles Exceptions 
  • Jimmy HELLENIS, fondateur de Caraïbes 360, prestataire en photographie et en visite virtuelle, notamment pour les acteurs du tourisme

 

Les mercredis connectés saison 1 épisode 23, c’est parti ! 

Durant l’émission nous avons traité les thématiques suivantes :

 

 

Pour ce début d’émission, nous allons interroger Madly SCHENIN-KING au sujet de l’ambition du salon Welcome à la maison.

On commence avec nous, Madly SCHENIN-KING pour poser le décor vous êtes la fondatrice de l’agence événementielle Majorine qui organise entre autres, le salon WELCOME à la maison.

 

Pouvez-vous, nous rappeler quelle est la raison d’être de ce salon ?

Le salon Welcome à la maison est né en 2017 et à l’époque il est né d’un besoin, c’est celui de donner aux loueurs finalement les outils dont ils avaient besoin soit pour se lancer ou pour développer leur activité c’est-à-dire qu’il faisait déjà de la location saisonnière.
Mais ils avaient besoin d’une certaine façon, d’avoir des standards, d’avoir des repères, d’être professionnalisé.

Et c’est ce qu’on a essayé de leur fournir.

La 4ème édition du salon Welcome à la Maison en octobre a fait le plein. Quel bilan et à quand la prochaine édition ?

Alors en effet, c’était une très bonne édition, d’autant qu’on revenait après quasiment 2 ans de pandémie.

Donc les loueurs ont joué le jeu, on a eu une journée avec plus d’une quarantaine d’exposants, une dizaine de conférences et la prochaine édition est mi-octobre 2023.

Dans une étude publiée par votre structure, vous estimez qu’il y a entre 4000 et 8000 biens en location saisonnière en Martinique.
Qu’est ce qui explique le succès de la location saisonnière chez nous ?

La location saisonnière n’est pas récente. Elle existait il y a déjà une vingtaine d’années avec des gîtes etc. Et depuis quelques années, elle est en croissance pour plusieurs raisons.

La première certainement c’est parce que ça correspond à un mode de voyage.
Les touristes y voient une forme de flexibilité, ils y trouvent des atouts.
On peut aller à la piscine quand on veut.
La deuxième raison peut-être, c’est aussi l’accueil et l’hospitalité martiniquais qui ont souvent été remis en question et qui finalement s’exprime au mieux à travers la location saisonnière.

Là, on est en période d’inflation, donc ça permet d’avoir un complément de revenus qui est non négligeable et puis peut-être qu’il y a aussi un effet d’aubaine d’une certaine façon. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les propriétaires, ils se disent qu’en loin, en longue durée, c’est compliqué. Les baux sont parfois longs alors qu’en courte durée, il minimise le risque d’une certaine façon.

L’offre de location saisonnière est-elle répartie de façon équitable sur le territoire ? 

Elle n’est pas du tout répartie, en tout cas pour le moment équitablement.

Puisque le Sud contient la majorité des unités de location, même si le centre et le Nord tendent à se développer.

Aujourd’hui il y a d’une part, les touristes qui cherchent à voir une Martinique qui est parfois différente, ils se baladent sur l’île, parfois même ils réservent 2 locations pendant leur séjour au Nord et au Sud par exemple.

Et puis parce que le foncier devient de plus en plus rare aussi. 

Avec cet essor de la location saisonnière, pensez-vous que les hôtels sont en danger ?

 

Non, je ne pense pas que les hôtels soient en danger. On voit qu’il y a plusieurs projets d’hôtel qui sont dans les tuyaux.

On a vu l’hôtel Sable bleu au marin,  le B&B hôtel à l’étang zabricot est sorti de terre en 2020 ou 2021, aux trois Ilets, je crois qu’il y a un projet d’hôtel 5 étoiles avec d’ailleurs le groupe Elizé en partie.
Donc non, L’hôtellerie continue à attirer des investisseurs.

Au niveau de la location saisonnière, les géants mondiaux, AirBnB, HomeAway, TripAdvisor, Booking, … sont très bien positionnés.
A-t-on des données sur le nombre de biens en location saisonnière commercialisée sur ces plateformes internationales ?

Alors on estime, en fonction des différentes sources, entre 4 000 et 8 000 le nombre de location saisonnière comme Katleen Bilas l’a dit, et la majorité est commercialisé sur Airbnb pour plusieurs raisons.

C’est un mastodonte américain qui a une notoriété qui est extrêmement forte, donc forcément airbnb s’est extrêmement bien implanté ici, on estime à peu près à 6 000 le nombre de location sur Airbnb.

Pour autant, Airbnb a des concurrents à l’échelle internationale. Je pense à Booking, je pense à Abritel, je pense à TripAdvisor et puis surtout, des acteurs locaux arrivent à tirer leur épingle du jeu avec un catalogue plus restreint mais parfois plus qualitatif.

Alors c’est justement une parfaite transition Madly, puisqu’effectivement, des acteurs locaux se sont mis en ordre de marche pour contre attaquer.

On en a ici dans ce studio ce soir, on peut citer sans être exhaustive “Sous les cocotiers”,  “Antilles locations”, “Locations vue turquoise” et aussi “Villaveo” et “Antille exception dont les fondateurs sont avec nous.

Dans cette seconde partie de notre échange, Romain RONGIER nous expliquera comment des acteurs de la location saisonnière comme lui, tirent leur épingle du jeu grâce au digital.

Romain RONGIER vous êtes le fondateur de l’agence de location saisonnière Villaveo est ce que vous pouvez nous présenter cette structure ?

Oui, bien sûr, bonsoir Katleen, bonsoir Manuel, alors Villaveo c’est un service de réservation professionnel de location saisonnière. On est implantée en Martinique depuis 2014 maintenant, et notre valeur ajoutée, c’est d’avoir des experts locaux.

Donc on appelle des explorateurs chez nous qui connaissent la destination et qui connaissent tous les hébergements que l’on commercialise puisqu’on fait nos propres shootings photo.
Donc on connaît les maisons, on les intègre, on les visite régulièrement aussi pour les maintenir à niveau et donc c’est la valeur ajoutée qu’on amène à des voyageurs qui sont soit chez nous, soit à l’extérieur.

Mais en tout cas ils ont la certitude que le bien qu’on a sélectionné pour eux existe et répond aux critères qu’ils ont vu sur internet. 

Comment est né le concept de cette plateforme et Comment a-t-elle été développée ?
Avez-vous des compétences de développeur ?

Alors Villaveo, c’est l’opportunité quand moi je suis arrivé en Martinique avec mon épouse, l’opportunité s’est présentée de gérer une première maison. Euh, on faisait vraiment tout, on gérait la conciergerie, le linge, le ménage, et puis euh, on s’est dit qu’il y avait vraiment une opportunité. À amener de la valeur aux voyageurs en connaissant la destination et en leur apportant de la valeur et de ce fait, il a fallu se former, s’adapter et donc j’ai plongé dans le code pour ma part et donc j’ai appris à développer pour créer cette plateforme-là.

Alors la plateforme que l’on voit, c’est une chose, mais derrière, il y a tous les outils qui nous permettent d’automatiser les contrats de réservation les paiements propriétaires etc.

Enfin, il y a une grosse artillerie qu’on a développée en interne. 

Et aujourd’hui voilà, on a structuré l’entreprise avec un développeur en interne et tout est fait en local.

Comment une plateforme comme la vôtre peut-elle lutter contre des géants qui ont des moyens supérieurs, tant pour développer leur plateforme web, que pour communiquer avec des budgets publicitaires importants sur Google et sur le web de façon générale ? 

C’est une très bonne question parce qu’on compare toujours à Airbnb, mais en fait, Airbnb, pour nous, c’est un canal de distribution. Il fait partie de l’offre de distribution que l’on propose à nos propriétaires. On a notre première plateforme Villaveo sur laquelle effectivement on met un budget marketing qui est assez conséquent et qui permet d’attirer des clients et des voyageurs qui veulent aussi contourner ce système Airbnb, Booking etc et de ne pas se sentir pris dans un étau de géants américains.

Donc on a ce positionnement-là. On utilise ces canaux-là pour les autres aussi voyageurs qui ont les habitudes des habitudes de consommation par Airbnb et consorts. 

Et après on va travailler aussi avec des agences de voyages, des réseaux d’agences de voyages. On va beaucoup plus loin.
Si on n’utilisait qu’Airbnb pour remplir tous les hébergements, Villaveo aujourd’hui, je pense que tous les propriétaires ne seraient pas satisfaits.

Pour vous, y-a-t-il encore du potentiel en local pour créer des solutions qui reposent en partie sur le digital, dans le secteur de la location saisonnière et plus généralement dans le secteur du tourisme ? 

On est sur un territoire d’opportunité. Donc la Martinique regorge d’opportunités, qu’elle soit dans le tourisme, ou dans les autres secteurs. 

Donc il y a encore de la place pour plein d’acteurs, sur la partie de location saisonnière, on commence à avoir une offre qui est de plus en plus étoffée, mais il reste encore de la place.

Vous pouvez en discuter avec Olivier, on est concurrents, mais en même temps, on échange sans arrêt sur les biens parce que l’on n’a pas forcément les mêmes. On n’a pas forcément la même clientèle. Et puis on s’aide aussi parce que de temps en temps, il peut y avoir du surbooking, donc on renvoie les voyageurs entre nous.

Donc, il y a des opportunités là-dessus, et puis c’est aussi tout ce qui va être autour de nos services, c’est ce qui nous manque aujourd’hui, c’est qu’apporter la location saisonnière, l’hébergement pour un voyageur, c’est génial, c’est super, c’est son point de départ. 

Mais il y a une offre à développer autour de ces voyageurs, là, qui est souvent inexistante en Martinique et qui est terre d’opportunités.

Qu’est-ce qu’il faudrait comme service alors pour les gens qui ont envie de se lancer ?

Je donne des idées un peu à l’appel, mais je pense à un premier par exemple quand on arrive à 5,6 en avion et qu’on a loué une clio à l’aéroport et qu’on a 6 bagages de 23 kilos à charger dans une voiture. Est-ce qu’un transport de bagages ne serait pas une bonne idée ? Est-ce que, quand on a un checkout on doit quitter la maison à 11 heures et que l’avion est à 21 heures, qu’est-ce que je fais de mes bagages pendant cette période-là ?

J’ai envie d’aller me baigner, mais si je dépose mes bagages, je les enregistre je n’ai plus mon maillot de bain, mais je ne peux plus monter dans l’avion.

Enfin, il y a toute une infrastructure à réfléchir autour du voyageur.
Donc ce sont deux idées, par exemple, qui sont qui sont à saisir.

Est-ce qu’on peut dire juste quelques mots au sujet de votre modèle économique, comment ça fonctionne ? Comment vous vous rémunérez et qu’elles sont aussi vos relations avec les propriétaires, avec qui vous travaillez ?

Donc nous, effectivement, on accompagne les propriétaires qui souhaitent déléguer la partie de la commercialisation de leurs hébergements. Nous, on se rémunère qu’à la performance, c’est-à-dire qu’on prend un pourcentage sur les loyers générés. On va s’occuper du shooting photo professionnel que l’on organise, de l’intégration, de la diffusion sur toutes les plateformes, de toute la partie réservation avec les voyageurs, les paiements, l’administratif etc.

Et quand un loyer est généré, on prélève une commission sur le loyer généré.

Alors pour ceux qui nous écoutent et qui aurait une maison potentiellement à placer en location saisonnière, il y a des critères précis pour être sur Villaveo ?

Effectivement, on a une charte qualité chez Villa Villavéo, qui permet aussi de répondre aux exigences de nos voyageurs. On est plutôt sur un segment premium, dans le, dans le portefeuille Villavéo. Mais quand on dit premium, ça ne veut pas dire qu’on exclut par exemple un appartement d’une chambre en location saisonnière.

Ce n’est pas forcément la taille de l’hébergement qui compte, mais ça va être le confort et les équipements qu’on va pouvoir proposer aux voyageurs qui sont importants. 

Et donc c’est pour ça qu’on a développé une charte qualité chez Villavéo que l’on retrouve dans l’ensemble de nos hébergements.

Est-ce que vous avez vu évoluer l’offre ?

Est-ce que vous avez de plus en plus de bien de qualité à pouvoir proposer sur la plateforme ?

Clairement le marché évolue, le marché évolue vite, les besoins des voyageurs aussi évoluer, donc les propriétaires s’adaptent au fur et à mesure.

Et pour le coup, il y a eu aussi une politique quand même de monter en gamme sur le territoire et on voit les effets. Aujourd’hui, on a des hébergements vraiment de qualité en Martinique qui répondent aux exigences des voyageurs. 

Olivier FALISE vous êtes le fondateur de l’agence de location saisonnière Antilles Exceptions.

Est-ce que vous pouvez nous présenter d’abord cette structure ?

Nous dire depuis quand elle existe est quel est votre positionnement ?

Bonsoir à tous, volontiers, Antilles Exceptions, est né en deux 2009.

Le métier c’est agent de voyages, on propose principalement de la location de villas, mais pas exclusivement, on propose aussi des hôtels et on propose des prestations autour de la location de villas telles que la location de voiture, les transferts en taxi, les transferts bagages des services de conciergerie, c’est-à-dire de services aux locataires tels que des livraisons de repas ou des chefs à domicile.

On a une offre relativement complète et on se positionne sur des hébergements exclusivement de qualité. 

On pourrait dire haut de gamme, voire très haut de gamme. 

Mais effectivement, on peut avoir de petits biens dès lors qu’ils sont bien entretenus, que le mobilier de qualité, qu’on n’est pas en bord de route avec un bruit incessant, ce sont les biens que nous recherchons et que nous proposons.

Comment vous avez développé votre Plate-forme ?

Est-ce que vous avez des compétences de développeur ? 

Euh voilà, alors, en ce qui me concerne, moi j’ai une formation à la fois commerciale, et à la fois en informatique, mais en réalité c’était de la gestion de projet. 

Donc je ne sais rien faire en informatique, à part travailler avec des informaticiens, mais mon associé est ingénieur informatique et tout est développé en interne brique par brique, aussi bien le site web lui-même, ce qui est visible par tout le monde, mais l’ensemble du back-office, la génération de vie, la génération de contrats, les modules de paiement et ainsi de suite.

Comment tirer son épingle du jeu par rapport aux géants puis aux puissants sur le Web ?

Je dirais que le moteur principal pour tirer son épingle du jeu, c’est de faire un travail de qualité aussi bien vis-à-vis des locataires que vis-à-vis des propriétaires. 

Nous, on a un taux de fidélisation, autrement dit des gens qui reviennent et qui sont déjà venus avec nous un peu supérieure à 20%.

Et on a à peu près de 10% des personnes qui viennent parce qu’on a été recommandé parce que nos clients, nos locataires, ont été satisfaits du service et c’est pour moi l’élément principal, le moteur principal.
Alors évidemment, il y a tout ce qui est référencement sur Google, sur Bing et ainsi de suite.

Il y a évidemment le positionnement sur les différentes plateformes type Airbnb et Abritel nous ont fait très peu de volume sur Abritel et Airbnb.

On fait plus de 95% de notre volume directement sur notre site ou via des partenaires agences. 

Alors justement, on dit souvent que la Martinique attire une clientèle touristique bas de gamme ou milieu de gamme, en tout cas, vous qui proposez donc des villas d’exceptions.

Et vous avez dit que vous êtes plutôt sur un segment haut de gamme.

Est-ce qu’il y a véritablement une clientèle pour les villas que vous proposez, les services que vous avez développés qui souhaite venir en Martinique ?

Alors disons que le très très haut de gamme avec des services de très haut niveau. 

Les personnes qui cherchent ça d’abord, elles viennent souvent d’Amérique du Nord et on manque de liaisons aériennes avec l’Amérique du Nord. 

On n’a pas tout à fait l’ensemble des services, pas tant dans les villes où les services sont de qualité.

Mais j’allais dire autour, où on manque de restaurants de très grande qualité, comme on va trouver à Saint-martin ou à Saint Barth ou à Anguilla.

Il est vrai qu’un certain nombre de personnes qui recherchent ce type de services viennent, mais nous ne sommes pas une des destinations privilégiées. 

Après, il reste le haut de gamme.

Là, je parlais vraiment du très haut de gamme. Et là, il y a une vraie clientèle qui a les moyens. Il y a une clientèle locale d’ailleurs qui a les moyens également.
Mais il y a aussi une clientèle française et québécoise, américaine aussi. Mais on manque encore une fois de liaison. Donc oui, il y a une demande pour des services de qualité et des villas haut de gamme.

Quand on vient sur un site comme le vôtre, cette vitrine digitale, finalement les contenus publiés, la manière dont les villas sont mises en scène, j’imagine est très importante. 

Est-ce que vous travaillez avec des prestataires locaux, notamment pour produire vos contenus que vous diffusez sur la plateforme ?

Alors on travaille avec un photographe professionnel, mais on travaille aussi nous-mêmes, on sait faire les photos, On a appris avec le temps.

Je ne vous cache pas qu’au démarrage, c’était un petit peu poussif, un petit peu difficile. Mais depuis, on a nettement progressé. 

Le contenu lui-même, qui est le descriptif de la villa, ça, on le fait nous-mêmes on visite l’ensemble des biens qui sont proposés. 

Voilà principalement. On travaille avec des prestataires, avec un prestataire notamment pour de la visite virtuelle. 

Voilà, mais on fait beaucoup de choses en interne localement. 

Est-ce que vous êtes amenés sur autre chose que la production de contenus, à travailler avec des prestataires locaux pour compléter ou créer votre offre ? 

Alors on travaille notamment évidemment avec des prestataires.

Les loueurs de voitures, ce n’est pas nos voitures. Les taxis, ce n’est pas ce n’est pas nous. C’est tout un écosystème qui gravite autour.

On est un agrégateur en fait de services que l’on propose, que l’on sélectionne, que l’on challenge. 

On veut proposer des services de qualité et on propose des services de qualité et on les agrège pour pouvoir les proposer à nos clients.

Dans cette dernière partie, Jimmy HELLENIS nous présente sa structure qui se nomme Caraïbes 360 et les principaux acteurs du tourisme avec qui, il a déjà collaboré.

On a avec nous ce soir Jimmy HELLENIS le fondateur de Caraïbes 360 qui est une structure qui réalise des photos également des visites virtuelles. 

On en parlait juste à l’instant, notamment dans l’hôtellerie et dans la location saisonnière. 

Alors est ce que vous pouvez Jimmy nous donner quelques exemples d’acteurs du tourisme avec lesquels vous avez déjà travaillé ?

Bonsoir à tous, alors quelques exemples, il y en a beaucoup parce que je travaille avec tous ceux qui veulent justement se lancer sur ce secteur, que ce soit dans l’hôtellerie ou au niveau des locations saisonnières ou même des boutiques.

En fait, toutes les structures qui proposent de la vente pour les touristes en fait et tous les biens comme Google le précise, qui sont amenés à recevoir du public, la porte est ouverte et on leur propose justement de créer du contenu, de la visibilité 7 jours sur 7, 365 jours dans l’année. 

Pouvez-vous nous dire avec des mots simples en quoi consistent exactement vos prestations ? Pour quel objectif ? 

Alors, c’est vrai qu’avec les différents acteurs que l’on vient d’entendre lorsqu’on débute dans la location saisonnière et qu’on a besoin d’avoir de la visibilité, qu’on n’est pas forcément dans une gamme et qu’on veut se montrer justement, c’est là une porte ouverte.

Comme je l’ai dit, pour tout le monde, et ça leur permet justement de créer du contenu, de leur expliquer, de prendre le temps et de leur dire que ça va leur permettre d’avoir du SEO.

C’est le langage pour dire que l’on monte en référencement sur le moteur de recherche de Google.

Au fur et à mesure, ils vont engranger des sous parce que c’est le but également quand on fait de la location, que ce soit la circulation saisonnière ou les hôtels, ils vont pouvoir monter également en gamme.

Surtout pour la location saisonnière et justement, après peut-être, basculer sur les différents acteurs qui leur permettraient d’évoluer encore.

Et les visites virtuelles, ça va permettre du coup, à une personne à distance de pouvoir découvrir un lieu, de pouvoir vivre l’expérience avant d’y être ?

On sait très bien que les touristes, ils ont l’habitude d’utiliser certains outils, notamment le moteur de recherche Google, Google Maps, Google Search, Google Earth et également pouvoir visionner tout ce qui est attrait à la réalité virtuelle.

On leur propose justement d’être sur toutes ces plateformes-là et de pouvoir permettre aux touristes avant de venir de pouvoir visiter le bien. 

Il faut savoir qu’il n’y a pas que le bien, une fois, la visite virtuelle a été faite sur une location saisonnière comme elle est géolocalisée, on peut voir également tout ce qu’il y a autour et on peut faire la passerelle avec les visites des plages, les visites des magasins et tout ça c’est important. 

Et ils ont un retour statistique également sur la visite virtuelle.

Vous-même en tant que photographe, vous avez immortalisé en photo 3 des lieux mythiques de la Martinique. Donc ces photos vous les avez importées sur Google et ils ont généré des milliers peut-être des millions de vues…

Est-ce que vous avez des statistiques a partagé ?

Pourquoi pour vous cette action de photographier des lieux mythiques de la Martinique c’est finalement utile pour la destination au global ?

Oui, effectivement, je n’ai pas regardé les derniers chiffres mais proche de 40 millions de vues. En fait, au niveau uniquement sur Google. C’est vrai que le but est vraiment de promouvoir la destination Martinique j’ai eu des personnes qui m’ont dit…

C’est grâce à vos photos que, justement, nous avons choisi cette destination. 

Ils n’hésitent pas à le dire. 

Et c’est vrai que c’est cette image, on va dire plate, conventionnelle, on est souvent frustré en disant oui, mais tu sais, de l’autre côté, il y avait ça aussi.

Le 360 permet à la personne, à l’internaute, aux voyageurs de pouvoir voir entièrement et également de partager entièrement l’expérience une fois qu’il a pu la vivre.

Alors, pour cela, j’imagine que vous êtes équipé de matériel particulier ?
Ça coûte combien de passer par quelqu’un comme vous, par exemple pour faire une visite virtuelle ?

Alors tout dépend de la surface, mais effectivement, je me suis donné un principe, c’est de pouvoir offrir une prestation de qualité aussi bien en Martinique, comme si on était sur le sol européen. Le matériel est difficile à avoir ici, mais nous avons du matériel de haute gamme et des photos de haute qualité qui permettent justement d’augmenter ce référencement dont nos professionnels ont besoin.

Au niveau du coût, il n’est pas énorme pour un studio, il faut compter à peu 175 euros. 

Voilà pour promouvoir juste un studio,

J’ai décidé de baisser sur les coûts parce que comme a dit m’a dit tout à l’heure. Là, par rapport au nombre de personnes qui se lancent dans la location saisonnière, il faut pouvoir permettre à l’ensemble de nos acteurs, en fait d’être sur une plate-forme pour rivaliser avec les îles qui sont à côté parce qu’ils sont dessus également, mais pas seulement.

Une fois qu’ils y rentrent, ça leur permet justement avec la recette de pouvoir monter en gamme. 

Parce qu’en fait, à partir du moment où la base monte en gamme en haut, on est obligé de monter et la Martinique a tout ce qu’il faut, justement pour pouvoir offrir de la qualité à nos touristes.

Et vous conseiller effectivement d’investir vraiment dans cet aspect vitrine, photos, contenus pour valoriser l’offre de location saisonnière ?

Nos touristes sont friands aujourd’hui de ce produit, Il faut absolument capitaliser dessus.

Auparavant, on avait du retard dessus. Donc on va essayer de le rattraper. 

Mais malgré tout, c’est une porte d’entrée et statistiquement vous avez des retours à chaque fois que vous faites de la publicité.

Vous savez effectivement quel est le retour de la pub que vous avez généré, des messages que vous envoyez sur les réseaux sociaux et la visite virtuelle.
À partir de là, vous captez quelqu’un, cette personne reste dans le logement, elle visite et ça, c’est important. Il faut se montrer.

Vous êtes beaucoup sollicité, votre agenda il est plein ?
Est-ce que de plus en plus de clients viennent vers vous ? 

Alors figurez-vous que je ne suis également pas seulement sollicité au niveau local, mais au niveau national, parce que nous avons des également des entreprises un peu partout qui nous contactent.

Merci beaucoup à tous et toutes d’avoir répondu à nos questions.

On arrive, au terme de cette émission, on se quitte ici et à mercredi prochain pour échanger sur de nouveaux sujets concernant les actus du digital et des tendances technologiques.

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