E-commerce en Martinique : l’alimentaire tire son épingle du jeu

E-commerce en Martinique : l’alimentaire tire son épingle du jeu

Comment l’e-commerce a-t-il impacté la pratique des courses alimentaires en Martinique ?

 

Avez-vous déjà imaginé différemment la corvée des courses ou du repas ?

Le digital est passé par là. La crise sanitaire a aussi modifié les pratiques e-commerce dans le secteur de l’alimentaire et de la grande distribution.
Comment l’alimentaire tire son épingle du jeu en Martinique ?


On en parle en compagnie de Katleen BILAS-COPPET (Rédactrice en chef à RCI), Manuel MONDÉSIR (Directeur et fondateur d’awitec) avec un beau plateau d’invités :

  • Patrice LEBON (directeur des systèmes d’information du groupe Creo, qui gère aussi les services 1-2-3 Click),
  • Alan ABATUCI (fondateur de Momentum Média & Iléco, l’application qui dématérialise les prospectus d’offres promo),
  • Jordan JOURDAIN (Responsable de Secteur chez Deliresto),
  • André-Judes CADASSE (Co-fondateur & cogérant des Jardiniers créoles et de Petit Cocotier).

En première partie, nous évoquerons les courses alimentaires en ligne

Et puis, en seconde partie d’émission, nous parlerons du boom des plates-formes de livraison de repas et d’autres tendances tels que les paniers de produits frais en circuit court.

Les mercredis connectés Saison 1 Episode 6, c’est parti.


Au cours de cette émission nous avons abordé les sujets suivants :

Faire ses courses en ligne : où en est-on en Martinique ? 

La crise sanitaire a très fortement dynamisé le marché des courses alimentaires en ligne : un bond de 40% en 2020. Le covid et les confinements étant derrière nous, la pratique va-t-elle perdurer ?

En Martinique, les consommateurs ont-ils vraiment pris ce virage ?
L’offre est-elle à la hauteur ?
Écoutez le témoignage de cette cliente, friande du service, avec tout de même quelques réserves pour l’instant. 

“Je l’ai fait plusieurs fois sur différents types de drive. C’était plutôt assez facile pour aller récupérer les courses, assez efficace. On arrive, on rentre notre numéro de commande, on ouvre le coffre et on attend cinq minutes. Puis, on nous charge le coffre et on repart.
Donc c’est très pratique. C’est un gain de temps incroyable, C’est qu’on peut préparer nos courses le midi pendant la pause déjeuner. On peut récupérer le soir en sortant du travail, c’est sur notre chemin.
Ça nous prend à peine 10 minutes. On n’a pas de file d’attente en magasin.
Moi, je l’utilise aussi beaucoup pour faire le plein de ce qui est volumineux. Les packs d’eau, pack de lait, les choses comme ça. Le seul inconvénient qu’on a encore sur les plateformes en Martinique de Drive, c’est que l’offre est assez limitée.
Donc vous voyez souvent les étiquettes des produits, les images, mais en fait, ils ne sont pas disponibles. Donc vous êtes assez limité dans vos courses et vous êtes obligé de compléter avec une sortie au supermarché traditionnel. C’est ce qui est un peu l’inconvénient aujourd’hui. On ne peut pas tout faire sur le drive.”

Interview micro-trottoir d’une cliente martiniquaise friande des plateformes de courses en ligne.

Patrice LEBON, bonsoir vous êtes Directeur des Systèmes d’Information au sein du groupe Créo (qui recoupe rappelons-le Leader Price, Caribe Price, Mega stock, Marché Peyi, Thiriet, Naturalia). Et cela fait un certain temps déjà que vous avez mis en place la plateforme 1-2-3 Click…

D’abord dites-nous quels sont exactement les services proposés par 1-2-3 Click ? Est-ce que les prix sont les mêmes ?
Le service est-il gratuit ? 

 

Réponse de Patrice LEBON interrogé par Katleen BILAS-COPPET

Tout d’abord merci de m’accueillir et bonsoir à tous vos auditeurs.
Effectivement nous proposons une palette de services assez large en premier lieu le drive. C’est ce qu’on appelle le click and collect le client peut commander en ligne 24h sur 24, 7 jours sur 7.
On lui prépare donc sa commande dans notre entrepôt dédié qui est à la Lézarde et ensuite il peut venir la récupérer sous 2 à 3 heures le jour J.

Nous avons également développé depuis peu ce qu’on appelle aussi le drive express. Puisque c’était aussi une demande de certains clients. Donc sous 1 heure, un client peut venir récupérer sa commande à partir du moment où sa commande n’excède pas 15 articles. Ensuite, nous avons aussi mis en place un système de point retrait, parce qu’on a voulu répondre à tous les besoins de nos concitoyens et des Martiniquais.

C’est-à-dire qu’on se rapproche finalement du domicile de nos clients.

Nous avons 7 points de retrait, dont des points de retrait Thiriet et Naturalia qui permettent aux clients de passer leur commande (à la maison ou souvent au travail) pour venir récupérer leurs courses sur le point de retrait qui les rapproche de la maison.

Et le dernier système qui rencontre un franc succès, c’est la livraison à domicile.

Puisqu’effectivement, nous livrons sur toute la Martinique, nous avons nos propres chauffeurs, nous avons notre propre flotte de camions et nous livrons donc tous nos clients via la route, via les chemins de quartier et on arrive à les livrer et à les satisfaire.

Voilà la palette de services que nous leur proposons aujourd’hui.

 

Quand a été créée cette plateforme et pourquoi ? Aviez-vous alors identifié un vrai besoin sur ce segment des courses en ligne en Martinique ?
Ou, est-ce à la faveur de la crise sanitaire que tout cela s’est développé ?

Réponse de Patrice LEBON questionné par Katleen BILAS-COPPET

Écouter c’est une jeune enseigne puisque nous avons fêté, il y a quelques mois, ses 1 an. Et, pourquoi nous l’avons créé? Je pense que la première raison c’était qu’Il y avait une vraie volonté de désenclaver la Martinique parce qu’effectivement, on ne peut pas être présent avec des points de vente partout.

 On a quand même des zones qui sont très très éloignées. Et effectivement, le covid et les différents confinements que nous avons connus ont accéléré aussi la mise en place de ce type de service. Mais clairement, c’était quelque chose que nous avions à l’étude depuis plusieurs années. Nous avons un projet e-commerce.

 Il s’avère que c’était la rencontre gérée de tous les besoins et notre envie de servir effectivement nos clients et surtout nos concitoyens martiniquais.

Votre groupe est expert de la grande distribution en magasin, est-ce qu’une plateforme en ligne comme 1-2-3 click est un simple prolongement de votre activité mère ou est-ce un tout autre métier ?

A-t-il fallu recruter de nouveaux profils, former des collaborateurs ? Que représente une telle plateforme en termes de logistique technique, matérielle et humaine ?

Explication de Patrice LEBON sondé par Katleen BILAS-COPPET

Je pense que c’est vraiment une nouvelle activité. Pourquoi ? Parce que c’est un autre métier, même si effectivement, ce sont toujours des courses alimentaires.

 Vous l’avez compris, on n’a plus un magasin, on va se rendre physiquement où on peut choisir ses produits. Donc il a fallu effectivement se réinventer. Donc effectivement, il y a une notion de stockage, de préparation. C’est pour ça que je précisais alors qu’il y avait un entrepôt. C’est un choix délibéré que nous avons fait pour garantir la disponibilité des produits.

 Il y avait aussi en termes de logistique puisqu’effectivement on livre un point particulier qui va stocker, préparer et en plus on a des plages horaires de livraison, de remise à nos clients qu’il a fallu aussi mettre en place. Donc on a créé aussi de nouveaux métiers. Nous avons des équipiers qui sont extrêmement polyvalents, très chaleureux, très souriants et passionnés.

 Donc il y avait ces enjeux-là, effectivement la logistique et aussi notamment pour livrer nos clients. Ou là, quand on dit qu’on va livrer toute la Martinique, euh ce n’est pas évident tous les jours, il faut faire face aussi aux embouteillages. Donc il a fallu aussi qu’on s’adapte, on a des clients qui sont aussi très conciliants.

 

Une question sur les prix, donc au-delà évidemment du ticket de courses, le client paye-t-il le service 1, 2, 3 clicks ?
Que ce soit pour le click & collect ou la livraison à domicile ?

Réaction de Patrice LEBON questionné par Katleen BILAS-COPPET

Aujourd’hui, sur la partie drive, nous préparons gratuitement, donc nous faisons les courses pour vous et les mettons dans votre coffre.

Donc ça, c’est un fait. Après, effectivement, en termes de service pour ce qui est de la livraison en point retrait, donc c’est un forfait de 5 euros unique. Pour chaque commande livrée sur les points de retrait. Et pour ce qui est de la livraison à domicile, ça commence à

10 euros sur le centre et plus on s’éloigne, donc ça peut aller jusqu’à 25 euros maximum, notamment si on va sur le nord Atlantique, ou Nord Caraïbes.

 Pour répondre à la cliente qu’on a entendu juste avant, qui regrettait que sur les plateformes de courses en ligne en Martinique, certains produits soient souvent en rupture ou qu’il y ait en tout cas peu de choix disponibles, écoutez, on y travaille ardemment.

 Pour la simple et bonne raison que nous avons démarré avec 3 000  articles et aujourd’hui nous sommes à 3 500 articles. Il y a des réflexions puisqu’on tient compte aussi des enquêtes de satisfaction et aussi des échanges avec nos clients. Donc on a pour objectif d’augmenter effectivement ce référentiel articles.

On comprend effectivement, mais aujourd’hui quand même, les produits que nous avons référencés répondent vraiment aux besoins de nos clients.

En fonction de leur retour, on va effectivement sélectionner de nouveaux produits, de nouvelles gammes, de nouvelles enseignes.

L’un de vos concurrents, l’enseigne Leclerc du groupe Parfait propose aussi un service de courses en ligne sur le magasin du Lamentin, Carrefour l’a proposé pendant toute la période du Covid avant de suspendre l’activité : quel bilan faites-vous après ces quelques années d’exploitation ?

 

Est-ce un service sur lequel vous miser vraiment pour l’avenir ? 

 

Réponse de Patrice LEBON interrogé par Manuel MONDÉSIR

Alors je tiens à rassurer tous nos clients et tous vos auditeurs.

Nous n’allons certainement pas arrêter, au contraire.
Je pense que depuis qu’on a ouvert cette activité, on n’a pas arrêté de la développer, en termes déjà de références de produits et en termes de service.

C’est quelque chose de rentable aujourd’hui, pour un groupe comme le vôtre ?
Demande Katleen BILAS-COPPET

Ça le sera ça, c’est sûr. Mais on n’a qu’un an, mais c’est l’objectif et on y croit vraiment, très sincèrement, et notamment à travers la palette de services que nous proposons à nos clients…

 

Grâce à 1,2,3 Click, notamment, nous serons peut-être de plus en plus nombreux à faire nos courses alimentaires en ligne. En tout cas, les consommateurs antillo-guyanais, friands de promos sont déjà un certain nombre à avoir délaissé le bon vieux prospectus papier au profit d’une application sur leur smartphone.
Celle-ci recense les bons plans proposés dans les magasins, notamment les grandes et moyennes surfaces alimentaires. 

Katleen BILAS-COPPET

 

 

Peut-on parler d’une digitalisation de l’offre alimentaire en Martinique ?

Alan ABATUCI, bonsoir, fondateur de Momentum Média & Iléco.
Iléco, c’est la première application mobile aux Antilles Guyane qui dématérialise les prospectus commerciaux. Vous revendiquez par mois 300 000 visites et un million de pages vues.
Katleen BILAS-COPPET

D’où vous est venue l’idée de créer cette application et depuis quand elle existe ? 


Alan ABATUCI, s’exprime auprès de Katleen BILAS-COPPET

Cette application existe depuis maintenant sept ans. 

Lorsque j’ai terminé mes études au Canada, je suis revenu en Martinique avec cette idée. Tout simplement parce que je sais que le paysage martiniquais reçoit énormément de catalogues papier en boîte aux lettres. Ayant fait des études dans le marketing, notamment dans le digital, je voulais apporter cette touche de modernité.

Les prospectus qui inondent notre boîte aux lettres, on a plutôt tendance à s’en débarrasser.
Pourquoi devrait-on les inviter sur nos smartphones ?
Qu’est-ce qui selon vous séduit les quelque 180 000 utilisateurs qui ont déjà téléchargé l’appli Iléco ?


Alan ABATUCI révèle son opinion à Katleen BILAS-COPPET

Selon les retours utilisateurs, cette spontanéité d’accès à l’information, c’est-à-dire que quand on reçoit des prospectus en bateau, souvent, c’est non sollicité, on découvre dans sa boîte aux lettres une offre. Tandis que sur notre application mobile, à n’importe quel moment de la journée, l’utilisateur final va consulter les offres qui lui plaisent.

Il va pouvoir également jeter un coup d’œil sur les différentes offres qui sont proposées en Martinique. 

Comment travaillez-vous avec vos clients commerçants ? Est-ce qu’ils adhèrent au concept ? Qu’est-ce que vous leur proposez de plus que ce que permet un prospectus papier ? 

Alan ABATUCI, en réponse à Manuel MONDÉSIR

Les enseignes aujourd’hui adhèrent de plus en plus, notamment par rapport au covid.

Désormais, on leur propose pas mal d’informations auxquelles elles ne pouvaient pas répondre, contrairement au papier.
Mais en termes d’innovation digitale, on peut leur assurer la traçabilité de leur lectorat, connaître leur zone de chalandise.

Nous pouvons déterminer s’il y a également du “drive to store” pour savoir si les gens se déplacent véritablement en magasin ou pas, nous pouvons collecter et répondre à toutes ces informations contrairement aux prospectus papier…

À un moment, vous aviez aussi développé un segment de courses en ligne : vous y avez finalement renoncé ? Pourquoi ? 

Alan ABATUCI questionné par Manuel MONDÉSIR

Alors ce projet qui était Iléco shop a été créé lors du premier confinement.

Étant donné le contexte particulier, il n’y avait pas de distribution de prospectus en boîte aux lettres. Donc nous ne pouvions le faire en digital.

Il fallait donc que j’apporte ma pierre à l’édifice.

Donc avec mes propres moyens, avec un partenaire logistique on a lancé Ilécoco shop et ça a très bien fonctionné.
Cependant, nous allons transmettre ce projet à une entreprise dont c’est le cœur de métier, pour continuer l’aventure.

Alors on revient sur la dématérialisation des prospectus. Ça tombe bien puisque justement, afin de limiter la distribution de ces prospectus, l’État français expérimente actuellement, dans le cadre de la loi climat et résilience, le dispositif Oui pub.

C’est un concept qui est testé dans 14 territoires de l’Hexagone.

En fait, les prospectus n’auront plus le droit d’être distribués par défaut.

Ils ne le seront si on a sur sa boîte aux lettres l’autocollant “Oui pub”. 

On rappelle que pour l’instant, c’est expérimental.
Katleen BILAS-COPPET

Si cette législation se généralise, cela vous offre de belles perspectives de développement : comment voyez-vous la suite pour Iléco ? 

Alan ABATUCI révèle ses perspectives d’avenir à Katleen BILAS-COPPET

Alors c’est une expérimentation qui a commencé le 1er septembre, comme vous l’avez dit dans 14 communautés de France pendant 3 ans. Donc jusqu’en 2025 et à la suite de cela, le comité qui a voté en faveur de cette loi, va décider s’il poursuit l’adoption de cette réforme ou non.

Mais, il y a une tendance de fond qui tend justement à numériser de plus en plus les offres. Il y a énormément d’enseignes sans pouvoir tous les citer, Leclerc, Ikéa, Monoprix en France hexagonale qui ont déjà cessé leur distribution de prospectus et qui passent par différents canaux. Et forcément ça a déjà commencé à se répercuter sur notre territoire.

Il y a des anciennes qu’on accompagne, qui font uniquement du digital avec notre application via leurs canaux également. Et dans ce cas, ça va déclencher un accroissement de notre clientèle  effectivement, et un panel d’offres à proposer aux utilisateurs finaux qui sont friands de cela.

Merci pour toutes ces précisions. On a parlé des courses en ligne avec nos deux premiers invités. L’e-commerce gagne aussi du terrain dans le secteur de la restauration.
Aujourd’hui, vous êtes nombreux à le pratiquer depuis le Covid et jusqu’à maintenant grâce à la possibilité de commander puis payer son menu en ligne et se le faire livrer.

Jordan Jourdain est, avec nous, responsable de secteur chez Deliresto. Cette application a été la première plate-forme de livraison de repas de ce type à avoir vu le jour en Martinique.
Katleen BILAS-COPPET

 

Les plateformes de livraison de repas ont-elles leur place en Martinique ?

 

Est-ce que vous pouvez nous rappeler le principe, l’esprit de ces plateformes et les services qui sont proposés ?

Explications de Jordan JOURDAIN à Katleen BILAS-COPPET

Bonsoir Katherine, Bonsoir Manuel, Bonsoir auditoire de RCI, Donc effectivement, c’est la première plateforme ce que ça fait 6 ans aujourd’hui que Deliresto est en route.
Donc nous avons, les débuts que nous avons mis en place, les premiers pas logistiques et maintenant nous développons sur d’autres astuces de livraison.

Et c’est vrai qu’aujourd’hui nous sommes bien implantés sur ce secteur.

Donc le principe, c’est qu’on peut trouver dans une application plusieurs restaurants.
Vous êtes partenaire avec plusieurs restaurants donc on peut choisir son repas.
Que ce soit du fast-food, des spécialités indiennes, asiatiques ou autres.

Voilà, en fait, Deliresto a vraiment été conçu intelligemment pour permettre aux clients de retrouver déjà tous les types de repas, de restauration, qu’ils désirent en passant du plat frais au plat chaud en passant par tout ce qui est diététique.
Vraiment, l’objectif est que le client retrouve une vraie palette de choix de restauration aujourd’hui et permettre aussi aux restaurateurs de pouvoir, bien sûr, accompagner leur chiffre d’affaires sur le terrain.

On a vu que le COVID a eu énormément d’impact sur pas mal de secteurs, dont celui de l’alimentaire. Deliresto était déjà une solution il y a 6 ans, et encore aujourd’hui pour pallier l’inflation qui s’installe et permettre aux restaurateurs d’accompagner leurs activités et aux clients aujourd’hui de se faire plaisir toujours à domicile, au travail.

À la faveur du Covid des concurrents sont venus s’implanter, comme Easy Tavie et plus récemment Uber Eat leader du segment en France. Comment se porte votre activité ?
Est-ce que la demande est suffisante pour tous ces concurrents ? 

Jordan JOURDAIN se confie à Manuel MONDÉSIR

Ce qui est intéressant c’est qu’il faut toujours des concurrents.

Nous avons été, en tout cas, contents d’avoir de la concurrence car seul sur un marché ce n’est pas si intéressant que ça.
Aujourd’hui, on peut comparer nos offres, on peut proposer de nouvelles grilles tarifaires, nous pouvons aussi améliorer le service et l’innovation. Et pour cela Deliresto a mis en place un système de partage entre amis.

C’est en fait un procédé qui permet de faire des livraisons groupées.

Imaginez que vous soyez en bonne compagnie au bureau avec plusieurs collègues ou encore en famille et que vous désirez vous faire livrer tous ensemble, eh bien maintenant c’est possible.

On peut enfin regrouper ses commandes sur une seule livraison. 

De cette façon, nous pouvons limiter l’impact au niveau de l’environnement sur plusieurs trajets, sur plusieurs livreurs.  

Aujourd’hui, nous pouvons demander à ces personnes de regrouper les frais de livraison sur une seule et même commande.

Ainsi à partir d’un montant de 35 euros de commande vos frais peuvent vous être offerts.

Aujourd’hui, quel est votre périmètre de livraison ? Est-ce que vous envisagez de l’élargir ? Cela pourrait-il être un moyen de se distinguer des concurrents ? 

Jordan JOURDAIN sondé par Manuel MONDÉSIR

Aujourd’hui nous sommes toujours sur la zone CACEM, cependant nous allons nous étendre. On préfère aujourd’hui prendre un pas de recul pour bien maîtriser cette zone et la mise en place de nouveaux services.

Ce n’est pas encore d’actualité d’étendre notre zone de livraison, mais on va y venir très vite. 

 

Quel est l’avenir du commerce alimentaire en Martinique ?

 

En matière d’e-commerce alimentaire, un autre concept a pris son envol chez nous celui des paniers de fruits et légumes de saison livrés en circuit court du producteur au consommateur.

André-Judes CADASSE, bonsoir vous êtes le cofondateur & cogérant des Jardiniers créoles et de Petit Cocotier, 

Vous êtes avant tout un amoureux de la terre et du terrain familial du Morne Rouge, cultivé depuis quatre générations. Vous avez offert à l’activité une nouvelle dimension, aidé justement par le digital. 
Katleen BILAS-COPPET

À travers notamment Petit Cocotier : des paniers de fruits et légumes de saison …Qu’on peut commander en ligne et se faire livrer comme des œufs frais aussi ,c’est hypertendance, qu’est-ce que votre clientèle recherche exactement ?

André-Judes CADASSE en réponse à Katleen BILAS-COPPET

Petit Cocotier c’est 4 générations, on existe depuis sept ans et notre clientèle est avant tout une tribu communautaire qui nous fait confiance sur notre travail, sur l’agriculture saine et locale, qu’on développe maintenant autour d’une fédération.

C’est avant tout du lien que notre clientèle recherche.

Ils cherchent à se connecter avec l’agriculteur, l’agricultrice qui a cultivé ce qui est dans notre assiette. 

Ils veulent savoir d’où provient le produit, comment a-t-il été cultivé.

Étant un amoureux du terroir, on a cherché à créer ce lien de la fourche à la fourchette, c’est notre credo.

Durant le Covid, on a pu constater combien le lien humain est important.

Quoi de mieux que de se réunir autour d’une assiette autour d’un feu autour de la cuisine pour créer ce lien?
Donc je pense que c’est important.

D’ailleurs, le digital justement ne doit pas oublier le côté humain puisque c’est un peu le sujet. Et on met justement beaucoup d’humanité dans ce digital et je pense que c’est pour ça que beaucoup de personnes nous suivent.

En moyenne combien de paniers vous écoulez par semaine ? Est-ce que l’e-commerce est le seul mode de vente de vos produits aujourd’hui ? Est-ce que vous faites aussi les marchés par exemple? 

André-Judes CADASSE s’explique à Manuel MONDÉSIR 

Je salue tous les marchand(e)s du monde. C’est un métier très dur parce que lorsque vous vous rendez sur votre point de vente, vous ne savez pas si vous allez tout vendre et puis vous revenez avec votre marchandise.

Petit Cocotier, est dans un flux tendu, intelligent, et le digital permet et on peut ajuster justement nos récoltes à la demande à l’aide de précommandes.

Donc c’est quelque chose finalement de très écologique, de très mesuré, et d’adapter à notre société. Et on a aussi cœur à cette forme finalement qui permet à l’agriculteur en amont de pouvoir anticiper finalement sur ses cultures et ses récoltes.

Puisque, au bout de 7 ans, nous avons finalement beaucoup de datas.

Et puis finalement on s’adapte également au client puisqu’on est en mesure de lui proposer ce qu’il veut.  

Plusieurs autres s’étaient lancés comme vous dans cette activité, un certain nombre a mis la clé sous la porte : quelles sont les difficultés que l’on peut rencontrer sur ce type d’activité ? Quel est le secret de votre longévité ? 

André-Judes CADASSE se confie à Manuel MONDÉSIR

Dans le milieu, on ne parle pas de concurrence mais d’économie solidaire et constructive puisque nous sommes dans le même bateau.

Aujourd’hui on a planté, on a cultivé avec pas mal de personnes et maintenant on est une communauté de 20 agriculteurs dont presque les ¾ sont des femmes.

Donc vous savez, c’est toute une filière qu’on développe. Toute cette transition agroécologique qu’on mène, Il y a plein de personnes qui ont la même activité que nous, c’est notre fédération. En fait, on soutient et on peut l’exemple de la nature. Si on peut faire des petits plans, des petites initiatives.

En fait, il faut que la Martinique se réveille. On est en sous-production immense. Ce n’est pas à 4 agriculteurs que nous allons réussir à changer les choses.
Il faut qu’on soit ensemble et tant mieux s’il y a des initiatives et que nous en soyons pionniers.
On a pu accompagner cette dynamique parce qu’en fait on continue à importer les trois quarts de nos fruits et légumes.

On est dans le plus beau milieu tropical de biodiversité du monde et on est en sous-production massive et je ne veux effrayer personne. Mais on arrête de cultiver en Martinique pendant un mois, il n’y a plus de fruits et légumes et ce sont des gens du métier qui vous le disent. Donc, on est loin du compte.

Pensez-vous que l’e-commerce a de beaux jours devant lui en Martinique concernant la production locale ? 

André-Judes CADASSE révèle son opinion à Manuel MONDÉSIR

C’est le levier pour soutenir nos filières !
Chaque coup de fourchette accompagne un coup de fourche.

Vous avez l’occasion trois fois par jour de décider comment vous faites le monde de demain. Donc trois fois par jour, vous soutenez votre poissonnier.
Peu importe, vous avez ce choix, cette force entre les mains.
Finalement, c’est fou que vous avez ce pouvoir entre les mains.
Et oui, il faut développer la filière et oui, ça passe par le consommateur et grâce au digital, on peut déjà mettre en valeur la noblesse d’un métier qui était dénigré finalement.

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Inclusion numérique : comment accompagner les publics qui en sont le plus éloignés ?

Inclusion numérique : comment accompagner les publics qui en sont le plus éloignés ?

Impôts, factures, banques, Sécurité sociale, allocations, la majorité des services administratifs et de la vie quotidienne se font désormais sur Internet.
On parle aujourd’hui de dématérialisation.

Mais, le progrès ne vaut-il pas, que s’il est partagé de tous ?

Et c’est loin d’être le cas en matière de numérique. Qui sont les publics les plus éloignés de ces nouveaux usages digitaux ? Comment les accompagner au mieux? 

Les acteurs impliqués dans la transformation numérique de notre territoire se sont réunis dans le cadre du NEC numérique en commun, un rendez-vous national, relayés pour la première fois en Martinique.

 

L’inclusion numérique, c’est la thématique abordée en compagnie de Katleen Bilas Coppet, Manuel Mondésir et de nos invités :

    • Claire TESSIER, sous préfète déléguée à l’égalité et à la cohésion sociale,
    • Stéphanie AFRICA, coordinatrice de projets médiation numérique à Open Space et co-organisateur de l’événement le NEC Martinique (Numérique En Commun)
    • Laura LAMEYNARDIE chargée du développement des tiers lieux numériques chez ECO MOBIL
    • Marielle GUIOUBLY Chargée de mission chez Martinique Développement

 

Quels sont les freins à l’inclusion numérique ?


En 2021 en France, selon l’Insee, un adulte de plus de 18 ans sur 3 avoue avoir renoncé à une démarche en ligne à cause d’une mauvaise connexion internet.

Ou parce que c’était trop compliqué. 

Qu’en est-il en Martinique ?
Selon une étude de la Direction du travail de l’emploi et des solidarités, 33% des Martiniquais ne savent pas, ou très peu, utiliser un ordinateur ou un smartphone, contre 20% sur le plan national.

Compte tenu de la réalité de notre territoire les principaux freins à l’inclusion numérique sont en premier lieu, l’accès à internet. 

Véritablement, bien que les autorités compétentes fassent un travail important au sujet du déploiement de la fibre optique à l’ensemble du territoire.
Il existe encore beaucoup de foyers dépourvus d’une connexion internet stable.

Dans un second temps, l’aspect financier peut également constituer une limite à l’inclusion numérique. Effectivement, Il est parfois difficile pour certains ménages de s’équiper d’un appareil numérique (smartphone, ordinateur, tablette).


En réalité, les raisons de l’exclusion numérique peuvent être multiples et variées.


De même, sur la dématérialisation des démarches du quotidien, les avis sont très partagés.

« On est obligé de passer par internet ? »

« Je n’ai pas encore franchi le pas et pourtant je sais qu’il faut le faire. »

« Je me déplace directement pour avoir les informations. »

« Je préfère effectuer mes démarches tranquillement depuis mon ordinateur. »

« Je n’aime pas du tout, c’est très compliqué pour moi d’effectuer mes démarches sur Internet. »

Les jeunes sont-ils touchés par l’exclusion numérique ?

“Le constat est très simple, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour rencontrer des difficultés liées à l’usage du numérique”.
Stéphanie Africa


Effectivement, bien souvent, nous avons tendance à penser que tous les individus issus de la génération Z (naissance entre 1995 et 2009) sont des férus de technologie.

Or, une grande partie de ces jeunes rencontre des difficultés avec les outils numériques.

C’est pourquoi, aujourd’hui, il est inclus dans les parcours scolaires des modules relatifs à la technologie, la maîtrise des outils bureautiques.


“C’est un phénomène qui touche tous les profils, seniors, salariés, demandeurs d’emploi, chefs d’entreprise…”
Stéphanie Africa


Forcés de constater cette réalité, de nombreux dispositifs de formations sont mis en place notamment dans la sphère professionnelle pour permettre une meilleure inclusion numérique.

De même, pour ce qui est relatif à la sphère personnelle, il existe des assistances en ligne pour vous aider dans vos démarches.

Inclusion numérique, quelles sont les solutions qui existent ?

 

“Il existe des personnes qui sont en difficulté face au numérique mais qui ne s’en rendent pas compte, car elles sont opérationnelles sur leur lieu de travail. Il suffit qu’on change leur équipement informatique pour qu’elles se retrouvent désemparées.”
Laura Lameynardie


Pour favoriser l’inclusion numérique, il est important d’identifier le profil des personnes qui rencontrent des difficultés. Puis, il faut établir un diagnostic. 

Et ce, afin de leur apporter une aide adaptée à leur besoin (achat d’un équipement, connexion internet stable, besoin d’accompagnement, suivi d’une formation).

“Il ne suffit pas d’équiper pour lutter contre la fracture numérique, il faut aussi accompagner”.
Claire Tessier



Zetwal, une plateforme dédiée à l’entrepreneuriat en faveur de l’inclusion numérique

Toujours dans une démarche de lutte contre la fracture numérique, le portail en ligne Zetwal recense l’ensemble des aides à destination des chefs d’entreprise, et porteurs de projets.
Effectivement, ces derniers sont eux aussi touchés par l’exclusion numérique, les diverses périodes de confinement l’ont démontré.

Par le biais de sa navigation simple et intuitive, Zetwal a pour vocation de faciliter l’accès à l’information, à l’accompagnement, à la formation et au financement.

De plus, la plateforme vous permet d’avoir une meilleure visibilité sur les évènements et l’actualité dans le secteur de l’entrepreneuriat sur l’île.

Bien plus qu’une interface en ligne, Zetwal est un véritable réseau d’accompagnement.

En finalité, pour rendre possible l’inclusion numérique, il est fondamental d’aller à la rencontre de la population et d’établir un diagnostic mettant en lumière les différents freins et difficultés rencontrés. Puis, il faut établir un plan d’action avec les solutions matérielles, humaines ou encore financières permettant de remédier à la fracture numérique.

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Martinique : Comment le digital transforme le tourisme ?

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À l’occasion de la journée mondiale du tourisme qui s’est déroulée le 27 septembre 2022 et de l’approche de la haute saison en Martinique, la digitalisation du tourisme en Martinique était au cœur de l’actualité.

Dans cette nouvelle thématique des mercredis connectés animée par Katleen Bilas Coppet et Manuel Mondésir, ont été réunis un panel d’experts en la matière :

  • Madly Schenin-king (fondatrice de MAJORINE et organisatrice du salon welcome à la maison)
  • Satyam Dorville (fondatrice de Tables
  • Carole Foulard (présidente de la commission tourisme à la CCIM)

Le digital a-t-il dynamisé le tourisme en Martinique ?


Aujourd’hui en Martinique, de plus en plus de particuliers se lancent dans la location saisonnière. Effectivement, entre 4 000 et 8000 hébergements saisonniers sont disponibles sur le territoire.


C’est là, une nouvelle ne pouvant faire que le bonheur des vacanciers qui viennent sur notre île en quête de nouvelles aventures et d’autonomie.

Véritablement, près de 42% des touristes considèrent la location saisonnière comme leur mode d’hébergement préféré ! 

De plus, durant les vacances de Pâques 2022, la Martinique a été classée comme deuxième destination préférée sur la plateforme Airbnb France.
Par conséquent, nous voyons bien que le marché de la location saisonnière en Martinique est porteur.

Mais comment celui-ci se développe-t-il ?

Quel rôle jouent les plateformes de location en ligne dans le boom de la location saisonnière en Martinique ?


En réalité, l’expansion de la location saisonnière sur notre territoire a pu se développer par le biais d’interfaces en ligne démocratisant la location de courte durée.

Booking, Air Bnb, Abritel et bien d’autres… facilitent les échanges entre les propriétaires et les touristes ou encore les locaux souhaitant s’évader le temps d’un séjour.

Par ailleurs, ces plateformes permettent une meilleure visibilité de l’offre de location saisonnière sur le territoire.

Aussi bien pour les offreurs que pour les demandeurs, les sites de location en ligne sont relativement simples d’utilisation.
Ceci étant dit, veillez bien à prendre connaissance des conditions générales de vente de chacun d’entre eux.

Comment les réseaux sociaux interviennent-ils dans la promotion du tourisme en Martinique ?


Contrairement aux plateformes de réservation en ligne en termes de location saisonnière, les réseaux sociaux permettent un échange d’autant plus direct entre offreurs et demandeurs.

Effectivement, il est fondamental aujourd’hui de capitaliser sur les réseaux sociaux au vu de la visibilité notable que ces derniers permettent.

Assurément, aller directement à la rencontre de votre clientèle est une stratégie marketing non négligeable.
Alors, quoi de mieux que de promouvoir vos biens et services sur ces plateformes !

De plus, développer votre présence aussi bien sur les interfaces de réservation que sur les réseaux sociaux vous permettra d’accroître votre taux d’occupation et par la même occasion votre notoriété (e-réputation).

Quel est l’impact du digital sur le tourisme gastronomique ?

 

Suite à la crise sanitaire, le secteur du tourisme et de la restauration ont pris un coup. Durant cette période peu ordinaire, il a fallu aux professionnels de ces secteurs user d’ingéniosité afin de conserver leurs entreprises.
Puis, lorsqu’est survenue la levée des restrictions sanitaires, les professionnels de ces domaines ont pu constater combien le digital leur a été précieux.

Ce, d’une part afin de poursuivre leur activité mais également pour maintenir le contact avec leur clientèle.

Présentation de son offre en ligne, développement d’applications, service numérique de livraison et de réservation sont plus que jamais des alliés de tailles.

En somme, le digital a transformé le tourisme en Martinique en permettant une meilleure accessibilité, visibilité et promotion de l’offre.
Mais également une meilleure diffusion de l’information.

Qui plus est, le numérique permet une meilleure interactivité entre offreur et demandeurs puisque les échanges s’effectuent de façon plus intuitive et directe.

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Le digital au service de l’emploi en Martinique

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Comment le digital se met-il au service de l’emploi ?

Tout d’abord nous ferons un focus sur le salon “Martinique pour l’emploi” qui s’est tenu en septembre dernier, en présentiel, à l’Hôtel La Batelière ainsi qu’en ligne.

À l’occasion de la deuxième édition de cet évènement, organisé par Pôle Emploi Martinique s’est associé avec de nombreux acteurs.
Il y a le groupe GBH, la CCIM, la Collectivité Territoriale de la Martinique et bien d’autres… Offreurs et Demandeurs d’emploi ont pu se rencontrer dans un cadre innovant mixant le digital et le présentiel.

Quel est désormais l’apport du numérique dans les pratiques de recrutement ?

Nous en parlerons en compagnie de Katleen Bilas Coppet, de Manuel Mondésir ainsi que d’experts dans le domaine : 

  • Paul-Eddy Paulin, Directeur de la stratégie et des relations extérieures à Pôle Emploi Martinique.
  • Pascale Chevignat, Directeur des ressources humaines du groupe GBH
  • Karine Bernard, fondatrice d’Antilles Recrutement

Comment le digital se met-il au service de l’emploi ?

Le Salon digital  “Martinique pour l’emploi” en faveur du recrutement en Martinique

Cet évènement dédié l’embauche qui s’est déroulé en ligne du 12 au 25 septembre 2022 et également en présentiel les 20 et 21 septembre à l’Hôtel La Batelière, a accueilli pas moins de 6 000 visiteurs et mis en avant environ 360 offres d’emplois.

Véritablement, grâce au digital, ce salon s’est rendu accessible à tous.
Puisque, tout individu a pu avoir accès aux offres d’emploi proposés et potentiellement au marché du travail en Martinique.

Effectivement, à l’occasion de ce salon, il y avait 2 jours en présentiel.

Le but étant de matérialiser l’événement et de permettre des rencontres entre les candidats et les entreprises d’autant plus qualitatives.

Ce salon a répondu à 3 grands enjeux :

  • 1 – Recruter, mettre en relation recruteurs et demandeurs d’emploi du territoire à grande échelle grâce au digital
  • 2 – Donner une visibilité sur le marché du travail en Martinique (postes à pourvoir, entreprises en capacités de recrutement…)
  • 3 – Dynamiser le marché du travail en Martinique (faire connaître les besoins des entreprises)

Quels sont les apports du numérique dans les pratiques de recrutement ?

Comme a pu le mettre en lumière l’événement virtuel “Martinique pour l’emploi”,  le numérique fait plus que jamais partie de notre vie quotidienne.

Il faut donc en tirer profit, notamment dans la sphère professionnelle.

C’est pourquoi, aujourd’hui, il est impensable pour les entreprises d’envisager leurs recrutements et la promotion de leurs offres d’emploi sans le digital.

Car, ce procédé permet en plus d’un gain de temps dans le traitement des candidatures, une meilleure accessibilité et visibilité.

Effectivement, avoir recours au numérique dans ce domaine permet notamment d’éviter la  perte de dossiers de candidats et facilite également le suivi des candidatures.

Et ce, en vue de potentiels recrutements.

D’autre part, avoir recours au digital dans le processus d’embauche permet de faciliter les échanges et d’ôter certaines barrières tels que :

  • l’aspect financier (réduction des coûts de recrutement, pas de cabinet de recrutement à payer ni même d’annonces publicitaires à financer…)
  • le facteur temps (fluidifie la mise en relation entre le candidat et le recruteur)
  • la position géographique (possibilité d’échanger avec un candidat quel que soit sa localisation)

Quelles sont les limites du digital dans le processus de recrutement ?


En dépit des nombreuses opportunités qu’offre le digital dans la sphère du travail et au niveau de l’emploi, cette avancée comporte tout aussi bien des limites.

Effectivement, nous voyons que, de plus en plus, les avancées technologiques prennent le pas sur notre intuition et notre psychologie en tant qu’être humain.
Et ce, tant le digital prend le pas sur notre réflexion.

Cependant, il est important que le numérique soit avant tout,  un outil du quotidien et non une fin en soi.

Ainsi, voici les principaux inconvénients du digital dans le processus de recrutement :

  • Difficultés d’analyse du langage non verbal
  • Manque de contact humain
  • Difficulté voire impossibilité de connexion que peut engendrer un équipement ou une connexion internet défaillante 
  • Impossibilité de visite des locaux de l’entreprise
  • Manque de repère pour le candidat

Quelles sont les solutions de recrutement qui existent aujourd’hui grâce au digital  ?

 

Le développement des outils digitaux depuis le crise sanitaire a permis différents progrès. En matière d’embauche, le numérique a permis de dynamiser ce processus et de lui offrir une plus grande souplesse. Et ce, aussi bien pour les recruteurs que les candidats.

Désormais comme outil en ligne de recrutement, nous retrouvons :

En dépit des avancées dans ce domaine, propulsées par le digital, il est tout à fait possible et encore viable de recourir aux méthodes classiques d’embauche (entretien en présentiel, diffusion d’offres d’emploi à travers les médias, embauche d’un cabinet de recrutement…)

Enfin, l’essentiel reste avant tout de recourir au procédé qui convient le mieux au recrutement des meilleures candidats possibles.

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Tablettes et manuels numériques à l’école : fausse bonne idée ?

Tablettes et manuels numériques à l'école : fausse bonne idée ?

Les tablettes et les livres numériques à l’école sont-ils une bonne ou une mauvaise idée?

Aujourd’hui, ces nouveaux supports pédagogiques se font une place dans le cartable à des degrés divers.

Qui plus est, les 2 ans de crise sanitaire ainsi que l’expérimentation quelque peu forcée de l’enseignement à distance ont accéléré la réflexion sur la place du numérique dans les pratiques pédagogiques.

Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale doit très prochainement dévoiler sa stratégie numérique pour les cinq prochaines années. On saura si on se dirige vers une généralisation de ces outils dans les établissements.
En attendant, en Martinique, plusieurs écoles privées ont d’ores et déjà instauré les manuels numériques, on verra pourquoi et comment ?

Pour traiter ce sujet, Katleen Bilas Coppet (Directrice digitale et animatrice du groupe RCI) et Manuel Mondésir (Directeur et Fondateur d’awitec) ont rassemblé :

  • Sébastien Birbandt (Délégué académique au numérique)
  • Pascal Luzieux (Enseignant et référent numérique)
  • Saïdou Bernabé (Co-fondateur de Numeriklub)
  • Grégory Guillou (Co-fondateur du Park Numérique)

 

Pourquoi utiliser des tablettes et manuels numériques à l’école?


De plus en plus, la question des tablettes et manuels numériques à l’école devient un véritable enjeu, aussi bien pour les équipes pédagogiques que pour les élèves et leurs parents.

Effectivement, une telle transition au niveau des supports éducatifs représente des avantages non négligeables.

Dans un premier temps, nous pouvons citer l’aspect écologique.
Effectivement, limiter la présence des manuels et supports papiers en milieu scolaire permet d’être plus respectueux de l’environnement, de limiter le gaspillage et d’éviter la pollution.

Souvent, au sein des établissements scolaires, au cours d’une année complète, moins de la moitié des manuels sont utilisés…. Or, ces livres comptent pour la plupart entre 200 et 300 pages. Sans compter les prix plus ou moins importants de ces derniers.

D’autre part, à l’âge de l’enfance et de l’adolescence sous le poids du cartable, grand nombre d’élèves développent des scolioses. En effet, d’après le Jeune Indépendant, lors de l’année scolaire 2021/2022 ce n’est pas moins de 4 300 élèves qui ont développé une déformation dorsale ou une scoliose (dont 1 627 dans le primaire, 1 674 dans le moyen et 1 002 dans le secondaire) 

Utiliser des tablettes et manuels numériques serait un bon moyen de lutter contre ce problème de santé publique.
Puisque, effectivement en moyenne, une tablette numérique pèse entre 500 et 800 grammes.

Contre 500 grammes à 1kg pour les manuels papiers.
D’autant plus, qu’en général chaque matière nécessite un livre. 

 

Quels sont les freins à l’utilisation des tablettes et manuels numériques à l’école ?

Bien que les outils numériques présentent de nombreux avantages, il existe tout de même des freins à l’utilisation de ces derniers dans le cadre scolaire.

En effet, en fonction des établissements, il revient à la charge des parents d’équiper leur enfant d’un appareil numérique. Ce qui peut représenter un budget supplémentaire pour les familles puisqu’en moyenne le prix d’un Chromebook (ordinateur portable de Google) est compris entre 300 et 400€.

D’ailleurs, le covid a pu démontrer l’importance pour les élèves d’être équipés à leur domicile afin d’assurer la continuité pédagogique.

De plus, les autres freins à l’acquisition des tablettes et manuels numériques pour les parents sont majoritairement :

  • Le temps d’écran (utilisation trop intensive, fatigue oculaire, maux de tête)
  • La sécurité (piratages, virus, cyberharcèlement)
  • Le contrôle (veiller au contenu que consulte les enfants, éviter les abus d’utilisation)

 

Comment mettre en place les outils numériques en milieu scolaire ?

Afin de mettre en place cette nouvelle pédagogie, il est nécessaire de procéder étape par étape.

En premier lieu, il s’agit de tenir compte du budget disponible de la collectivité ou encore de l’établissement scolaire afin de se procurer l’appareil numérique le plus adéquat, tablette ou ordinateur.

Dans un second temps, il est nécessaire de savoir à quelle échelle sera mise en place le dispositif de transition numérique.
S’agit-il d’un groupe d’élèves, d’une classe entière, ou encore de l’établissement scolaire dans sa totalité corps professoral inclus ?

Ensuite, le but étant de se servir de ces interfaces pour consulter les manuels numériques scolaires, vient alors le questionnement au sujet des livres on-line et off-line.

Mais quelle est la différence entre ces 2 types d’ouvrages ?

En réalité, les 2 sont des supports accessibles en ligne.

Cependant, avec un manuel off-line il vous sera possible d’accéder au contenu de vos ouvrages avec ou sans connexion internet.

Tandis, qu’avec un manuel on-line il vous faudra obligatoirement disposer d’une connexion internet.

Par ailleurs, il faudra prévoir l’expertise d’un informaticien pour veiller au bon fonctionnement des appareils ou encore à la maintenance de ces derniers.

En finalité, l’usage des tablettes et manuels numériques en milieu scolaire s’avère être une bonne idée.
Effectivement, ce dispositif contribue de façon signicative à l’évolution des méthodes d’apprentissages.

D’ailleurs, étant confronté à des générations de plus en plus férues de la technologie cela peut développer d’autant plus leur sensibilité dans ce domaine.
Cependant, pour veiller au bon fonctionnement de ce dispositif il est nécessaire d’encadrer l’usage de ces outils aussi bien au sein de l’établissement scolaire qu’au domicile de l’élève.

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À l’heure où les enfants réclament un téléphone portable de plus en plus jeune, y a-t-il un âge minimum ? Faut-il en limiter l’usage ? Comment contrôler l’utilisation de cet outil ?

Katleen Bilas Coppet (Directrice digitale du groupe RCI) et Manuel Mondésir (fondateur d’awitec) ont échangé à ce sujet avec :

  • Isabelle Couffe psychologue
  • Marlène Jougon présidente de la French Tech Martinique 

Y a-t-il un âge idéal pour avoir un téléphone portable ?

Désormais, il est de plus en plus commun au sein des foyers, que les enfants soient équipés de plus en plus jeunes, d’un smartphone.

En effet, selon Médiamétrie (société spécialisée dans la mesure d’audience et l’étude des médias), l’âge moyen pour avoir un téléphone portable est de 9 ans et 9 mois. 

Par ailleurs, en moyenne 2 enfants sur 3 âgés entre 11 ans et 14 ans sont déjà équipés d’un smartphone.


Les raisons de cet équipement précoce sont :

  • la lutte contre l’ennuie des jeunes
  • la demande insistante des enfants
  • l’envie de faire plaisir à l’enfant tout en le responsabilisant 

D’autre part, l’âge légal pour avoir accès aux réseaux sociaux est de 13 ans.

En partant de ce postulat, nous pouvons admettre qu’il serait plus judicieux pour un jeune d’avoir un téléphone portable à partir de 13 ans.

Cependant, il revient bien entendu aux parents de prendre la décision d’équiper ou non leur enfant d’un smartphone.

Smartphone, le contrôle parental est-il une bonne ou une mauvaise idée ?

Grand nombre de parents sont inquiets lorsque vient le moment d’acheter le tout premier téléphone à leur enfant. 

En feront-ils bon usage ? Sauront-ils éviter les dangers que peut présenter le téléphone portable ?

Bien entendu, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses à cette question, tout dépend de la position que vous adoptez en tant que parent.

Si vous estimez que votre enfant ne parvient pas à avoir un usage maîtrisé de son smartphone, alors il peut être judicieux d’opter pour le contrôle parental.

Le but de ce dispositif est véritablement d’encadrer l’usage du téléphone portable et non d’épier les moindres faits et gestes de votre enfant.

À cet effet, nous vous recommandons comme application de contrôle parental Google Family Link

Quels peuvent être les impacts de l’obtention d’un téléphone portable à un jeune âge ?

Assurément, avoir un téléphone portable étant jeune peut avoir des impacts aussi bien positifs que négatifs.

Parmi les points positifs nous pouvons citer :

  • le développement de la créativité et du sens de la communication
  • l’accroissement de la responsabilité et du sens logique
  • la contribution à l’apprentissage

À l’inverse nous pouvons relever parmi les points négatifs :

  • le cyberharcèlement
  • l’isolement social
  • la diminution du temps de sommeil et de concentration 
  • le déclin de la mobilité, de l’activité physique
  • les effets nocifs sur les yeux, la vue qu’engendrent les écrans

Par conséquent, pour limiter les effets néfastes que peut avoir le téléphone portable sur un jeune, il est nécessaire d’établir en qualité de parents, des règles et de créer un cadre propice à la communication.
De cette façon, l’enfant pourra jouir des bénéfices de la technologie tout en tenant compte des limites qui lui sont imposées, non pour le priver, mais pour le protéger.

Parents, veillez donc à préparer votre enfant à l’usage du téléphone portable, en lui présentant aussi bien les avantages que les dangers de celui-ci.

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La Martinique tournera-t-elle encore longtemps au ralenti en matière d’accès au très haut débit ? Moins de 40% du territoire est actuellement couvert par la fibre optique, selon les données de l’ARCEP, l'autorité de régulation des communications électroniques, datant...

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