Démocratiser l’e-commerce en Martinique et dans les DROM

Accueil » Terre d'Innovation » E-commerce dans les DROM : démocratiser l’accès au commerce en ligne en Martinique et outre-mer | Épisode 18

E-commerce dans les DROM : démocratiser l’accès au commerce en ligne en Martinique et outre-mer

Acheter en ligne aujourd’hui, c’est devenu un réflexe pour des millions de Français en France Hexagonale, mais en Martinique et dans les DROM, commander sur Internet reste souvent un parcours du combattant. 

Frais de livraison élevés, délais longs, taxes difficiles à comprendre…

L’e-commerce est-il réellement accessible dans nos territoires

Louis-Arthur GERMON, Directeur Général d’Amarena et de la plateforme Dommarket.fr, nous révèle les enjeux, les freins, mais aussi les opportunités du commerce en ligne en outre-mer

Découvrez comment démocratiser l’e-commerce et éviter qu’il ne creuse les inégalités entre l’Hexagone et les territoires ultramarins.

Découvrez l’épisode sur Youtube :

Amarena et Dommarket : un parcours atypique au service de l’e-commerce ultramarin

De la finance londonienne à l’entrepreneuriat martiniquais

Louis-Arthur GERMON incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui choisissent de revenir dans leur territoire d’origine pour y développer des solutions innovantes. 

Son parcours est atypique et révélateur des compétences que peuvent apporter les ultramarins formés à l’international.

« J’ai grandi ici en Martinique. Je suis parti faire mes études d’abord en France hexagonale, puis à Singapour et ensuite à Londres. J’ai eu une première carrière dans la finance des marchés en Angleterre. Et ensuite en 2021, j’ai décidé d’entreprendre, quitter le monde de la finance pour aller dans le monde réel du concret. »

Ce retour au pays en 2021 marque le début de l’aventure Amarena, une structure dédiée au développement d’outils et d’activités e-commerce adaptés aux spécificités ultramarines. 

La vision de Louis-Arthur GERMON est claire : utiliser son expérience internationale pour résoudre des problèmes locaux concrets.

Dommarket.fr : partenaire officiel d’Amazon en outre-mer

Amarena a développé Dommarket.fr, une plateforme e-commerce qui occupe aujourd’hui une position unique sur le marché : elle est le revendeur officiel d’Amazon dans les territoires ultramarins.

« Notre but, c’est de pouvoir apporter de la concurrence, du prix, du service en assurant de la confiance et du SAV pour les clients de Martinique, de Guadeloupe, Guyane et La Réunion. »

Cette position de partenaire d’Amazon permet à Dommarket.fr de proposer un vaste catalogue de produits tout en garantissant un service après-vente local, des prix adaptés et une logistique optimisée pour les DROM. 

Un positionnement stratégique qui répond directement aux attentes des consommateurs ultramarins.

Pour les entrepreneurs souhaitant développer leur propre activité e-commerce ou optimiser leur présence en ligne, la formation « Créer son entreprise dans une économie digitalisée » proposée par awitec offre les clés pour structurer son projet dans le contexte du commerce digital.

L’e-commerce dans les DROM : un retard considérable

Les chiffres sont sans appel : l’e-commerce dans les territoires ultramarins accuse un retard majeur par rapport à l’Hexagone. Comprendre l’ampleur de cet écart est essentiel pour mesurer les enjeux.

Un potentiel largement sous-exploité

Louis-Arthur GERMON présente des données révélatrices :

« En France, la FEVAD a dit que sur les dernières années 2024, l’e-commerce représente à peu près 130 milliards de chiffre d’affaires. Le PIB de la Martinique et des DROM représentent à peu près 5% du PIB hexagonal. Du coup, on devrait être autour des 5 milliards de chiffre d’affaires en e-commerce. Les données montrent que nous sommes bien en dessous, à peine à 10% de cette valeur-là. »

Concrètement, alors que le commerce en ligne devrait générer environ 5 milliards d’euros dans les DROM en fonction de leur poids économique, il représente à peine 500 millions d’euros. Un écart de 90% qui témoigne d’un marché largement sous-développé.

Une marge de progression énorme

Cet écart ne reflète pas un manque d’intérêt des consommateurs ultramarins pour l’e-commerce, mais plutôt un problème d’offre inadaptée :

« Il y a une marge de progression qui est énorme pour nos territoires. Il suffit d’apporter l’offre pour répondre à la demande. »

Ce constat est fondamental : la demande existe, les ultramarins sont prêts à acheter en ligne, mais l’offre actuelle ne répond pas à leurs besoins en termes de prix, de livraison, de service et de confiance.

Le paradoxe de la connectivité

Les ultramarins disposent pourtant d’un excellent accès aux technologies numériques :

« L’accès à Internet est le même qu’en hexagone. On a des taux d’accès à Internet autour des 80% en outre-mer. Tout le monde a un smartphone, tout le monde a accès à Internet, on a accès à la 5G. Donc ce n’est pas une question de moyens technologiques, mais plutôt une question de disponibilité de l’offre. »

Ce paradoxe est révélateur : le problème n’est pas la connectivité ou l’équipement numérique, mais bien la capacité des plateformes e-commerce à proposer des solutions adaptées aux contraintes ultramarines.

Pour les professionnels souhaitant comprendre et exploiter ces opportunités du commerce digital, la formation « Les Fondamentaux du Marketing Digital et de l’IA Générative » d’awitec permet de maîtriser les outils et stratégies du marketing en ligne.

Les freins majeurs à l’e-commerce ultramarin

Trois obstacles principaux empêchent le développement de l’e-commerce dans les DROM : la logistique, la fiscalité et la confiance. Décryptons-les.

La logistique : un coût et une complexité prohibitifs

La livraison dans les DROM représente le premier frein majeur. Louis-Arthur GERMON explique les mécanismes qui rendent le transport si coûteux :

« La plupart des réseaux logistiques qui vont livrer à l’international vont se faire principalement par avion. Une marchandise est réceptionnée dans l’entrepôt, est mise sur une palette qui est mise dans un avion, souvent un avion de ligne commercial, et ensuite livrée sur le territoire. »

Le problème du faible volume

La principale raison des coûts élevés réside dans les faibles volumes :

« Ce qui rend le coût assez élevé, c’est qu’il y a déjà très peu de flux. Donc très peu d’acteurs sont concentrés ou en tout cas ont cette possibilité de livrer en outre-mer. »

Contrairement aux liaisons Paris-New York ou Paris-Marseille où les volumes sont énormes et les processus ultra-industrialisés, les flux vers les DROM restent limités. Cette rareté empêche les économies d’échelle et maintient les prix élevés.

Les produits hors standard

Pour les enveloppes et les petits colis standardisés, les opérateurs comme Chronopost, Colissimo, DHL ou FedEx ont des tarifs établis. Mais dès qu’on sort de ces formats :

« Vous voulez vous livrer un ordinateur, une tablette, une veste, peu importe, ça devient du hors process, ça devient du hors format et effectivement, il y a de la manutention humaine, il y a une adaptation des flux informatiques, des flux logistiques et tout de suite ça fait un volet addition. »

Cette absence de standardisation pour les produits « normaux » (électronique, vêtements, équipements) explique pourquoi les frais de livraison explosent rapidement.

Le manque d’intérêt des acteurs e-commerce hexagonaux

Un autre facteur aggravant concerne la stratégie commerciale des e-commerçants hexagonaux :

« Si ce n’est pas votre marché de prédilection, si ce n’est pas le marché sur lequel vous vous concentrez, c’est peut-être pas l’endroit où vous allez forcément essayer de négocier au mieux vos tarifs. Chronopost va s’assurer que votre livraison entre Paris et Marseille soit la plus faible possible et en contrepartie, ils vont charger un peu plus sur la partie Paris-Fort de France. »

Les ultramarins subissent ainsi une forme de subvention croisée : leurs livraisons coûtent plus cher pour compenser les tarifs négociés sur les axes hexagonaux.

L’octroi de mer : protectionnisme ou obstacle ?

La fiscalité constitue le deuxième frein majeur, avec en première ligne l’octroi de mer, une taxe spécifique aux territoires ultramarins.

Qu’est-ce que l’octroi de mer ?

Louis-Arthur GERMON définit cette taxe locale :

« C’est une taxe à l’importation, donc c’est un impôt local qui est prélevé par les collectivités, qui est défini aussi par les collectivités, qui était à la base fait pour protéger la production locale. On ne veut pas importer du rhum de Philippines, on veut mettre en avant le produit exceptionnel qu’on a en Martinique. »

L’objectif initial de cette taxe est louable : protéger les productions locales face à la concurrence internationale. Le problème surgit dans son application actuelle.

Un impact sur tous les acteurs économiques

L’octroi de mer ne touche pas que les particuliers qui achètent en ligne :

« Ce n’est pas que les particuliers qui le payent, c’est tout bien qui vient d’Hexagone ou de l’étranger. Tout le monde aujourd’hui lorsqu’il va acheter sur Amazon, il est forcément impacté par l’octroi de mer. »

Cette taxe s’applique donc aussi aux entreprises qui importent des matières premières, des équipements ou des produits pour leur activité. Elle renchérit le coût de nombreux biens et pèse sur l’ensemble de l’économie locale.

Le débat sur son utilité aujourd’hui

La question qui se pose : cette taxe remplit-elle encore son objectif de protection de la production locale ? Ou constitue-t-elle aujourd’hui davantage un frein au développement économique et au pouvoir d’achat des ultramarins ?

Le débat reste ouvert, mais une chose est certaine : l’octroi de mer contribue significativement à l’écart de prix entre l’Hexagone et les DROM.

La confiance : un enjeu psychologique majeur

Le troisième frein est plus psychologique mais tout aussi déterminant : la confiance dans le commerce en ligne.

La peur de l’arnaque

Louis-Arthur GERMON identifie cette barrière :

« Beaucoup d’ultramarins ont peur d’acheter en ligne, peur de se faire arnaquer, peur de ne pas recevoir leur produit, peur de ne pas pouvoir retourner un produit qui ne convient pas. »

Cette méfiance s’explique par des expériences négatives passées, par des histoires entendues dans l’entourage, mais aussi par un manque de connaissance des protections légales dont bénéficient les consommateurs.

L’absence de SAV local

Une préoccupation récurrente concerne le service après-vente :

« Qu’est-ce qui se passe si mon produit tombe en panne ? À qui je m’adresse ? Comment je le renvoie ? Est-ce que je vais devoir payer encore des frais de port pour le retour ? »

Ces questions légitimes freinent l’acte d’achat, particulièrement pour les produits de valeur élevée (électronique, électroménager, informatique).

La préférence pour le commerce physique

Face à ces incertitudes, beaucoup d’ultramarins préfèrent encore le commerce physique local, même si les prix y sont plus élevés. La possibilité de voir, toucher, essayer le produit et d’avoir un interlocuteur local en cas de problème justifie pour eux l’écart de prix.

e-commerce-Martinique-DROM

La stratégie de Dommarket.fr : surmonter les obstacles

Face à ces trois freins majeurs, Dommarket.fr a développé une stratégie globale qui adresse chacun de ces points.

Une logistique optimisée

Pour résoudre la question de la livraison, Dommarket.fr s’appuie sur son partenariat avec Amazon :

« Nous sommes partenaire d’Amazon. Nous avons négocié avec eux des tarifs de transport optimisés. Nous avons aussi développé notre propre réseau logistique dans chaque territoire. »

Cette double approche permet :

  • De bénéficier de la puissance logistique d’Amazon
  • De négocier des tarifs de transport avantageux grâce aux volumes
  • D’avoir une présence locale dans chaque territoire pour le dernier kilomètre
  • De proposer des délais de livraison raisonnables

Des prix transparents et compétitifs

Sur la question du prix, Louis-Arthur GERMON détaille l’approche de Dommarket.fr :

« Un produit de valeur élevée avec un petit volume, vous allez souvent même être moins cher qu’en hexagone parce que nous n’avons pas 20% de TVA, on a 8,5%. »

Les écarts de prix selon les produits

La stratégie tarifaire varie selon les caractéristiques des produits :

  • Produits de forte valeur et petit volume : Même prix ou parfois moins cher qu’en Hexagone grâce à la TVA réduite (8,5% vs 20%)
  • Produits de faible valeur et gros volume : Écart pouvant aller jusqu’à 30-33% par rapport à l’Hexagone, en raison du coût de transport
  • Majorité des produits : Écart de 20 à 25% par rapport aux prix TTC hexagonaux

« Le but c’est vraiment de se rapprocher au maximum. On essaie de trouver comment encore améliorer et négocier de manière plus dure avec nos partenaires et même aussi avec Amazon pour pouvoir faire baisser les prix au maximum. »

Une ambition claire

Louis-Arthur GERMON ne cache pas son ambition :

« Notre rêve c’est de pouvoir dire demain : consommateur de Martinique, l’alimentaire, le bricolage, le matériel de sport et tout ce qui est jardinerie, meubles, électroménager, on fait le plus proche possible du prix. »

Cette vision à long terme guide toutes les décisions stratégiques de l’entreprise.

Un SAV conforme à la loi française

Pour créer la confiance, Dommarket.fr s’engage sur le service après-vente :

Le droit de rétractation

« En cas de non satisfaction du produit, on applique la règle, la loi française qui est, vous avez un délai de rétractation de 14 jours. Vous avez commandé une jolie veste bleue, celle qui vous a été livrée est trop petite, vous nous la rapportez et on vous renvoie soit une veste de la taille qui vous convient, soit on vous rembourse le produit. »

Cette garantie de retour gratuit pendant 14 jours supprime l’un des principaux freins à l’achat en ligne, particulièrement pour les vêtements et chaussures.

La garantie légale

« Vous avez commandé une tablette, elle est défaillante au bout d’un an, on est légalement dans l’obligation de réparer vos produits pendant deux ans. Donc on répond aussi à cette obligation légale et on estime que c’est normal. »

La garantie de deux ans s’applique pleinement, avec un service de réparation local :

« Vous achetez un produit en hexagone sur internet, vous avez droit au retour, vous avez droit à la réparation. En Martinique, c’est censé et ça doit être la même chose. »

Cette égalité de traitement est au cœur de la proposition de valeur de Dommarket.fr.

Les opportunités pour le développement de l’e-commerce ultramarin

Au-delà des freins, l’e-commerce dans les DROM représente une opportunité considérable pour les consommateurs, les entrepreneurs et l’économie locale.

Un gain de pouvoir d’achat significatif

L’accès à un e-commerce efficace peut réduire substantiellement le surcoût de la vie ultramarine. Sur de nombreux produits, les économies peuvent atteindre 20 à 30% par rapport aux prix pratiqués dans le commerce physique local.

Pour une famille moyenne, cela représente plusieurs centaines d’euros d’économies annuelles, un impact direct et mesurable sur le pouvoir d’achat.

Une diversification de l’offre

Le commerce physique local, contraint par l’espace limité des boutiques et les coûts d’importation, ne peut proposer qu’une gamme restreinte de produits. L’e-commerce ouvre l’accès à des millions de références, permettant aux ultramarins de trouver exactement ce qu’ils cherchent.

Un levier pour l’entrepreneuriat local

Le développement de l’e-commerce crée également des opportunités pour les entrepreneurs locaux :

  • Vendre leurs produits locaux à l’international via des plateformes e-commerce
  • Créer des services de livraison du dernier kilomètre
  • Développer des activités de conseil en e-commerce
  • Proposer des services de photographie, de création de contenus, de marketing digital

L’écosystème e-commerce génère de multiples activités annexes qui peuvent dynamiser l’économie locale.

Une modernisation du commerce local

L’arrivée de l’e-commerce pousse également le commerce physique local à se moderniser, à améliorer son service, à digitaliser ses processus. Cette concurrence bénéficie finalement au consommateur qui dispose de plus de choix et de meilleurs services.

Pour les commerçants locaux souhaitant développer leur présence en ligne et se former au commerce digital, la formation « Marketing & Communication augmentés par l’IA » d’awitec permet d’améliorer sa stratégie de vente en ligne grâce aux outils modernes.

Les navigateurs IA : l’avenir du shopping en ligne

L’évolution technologique va encore transformer l’expérience du commerce en ligne avec l’arrivée des navigateurs intégrant l’intelligence artificielle.

Atlas : le navigateur d’OpenAI

OpenAI, la société derrière ChatGPT, a lancé Atlas, un navigateur web qui intègre directement l’IA pour automatiser les recherches et les actions en ligne.

Ces navigateurs survitaminés représentent une rupture majeure dans la manière de faire du shopping en ligne :

  • Recherche automatique de produits selon des critères précis
  • Comparaison intelligente des prix et des caractéristiques
  • Navigation automatique sur les sites e-commerce
  • Possibilité de passer commande directement

Un exemple concret d’utilisation

La démonstration effectuée avec Dommarket.fr illustre ces capacités :

« Je lui ai demandé s’il était possible de trouver une sélection de trois valises de couleur noire à moins de 200 euros sur le site de Dommarket Martinique. Vous voyez, je n’ai pas eu à aller sur le site web, je n’ai pas eu à faire la recherche. C’est lui-même qui a fait la recherche, qui a exploré. »

Le navigateur IA :

  1. Comprend la demande
  2. Se connecte au site
  3. Effectue la recherche
  4. Affine selon les critères (coque rigide ou souple, taille, etc.)
  5. Propose une sélection pertinente
  6. Peut même passer la commande

Les enjeux de sécurité et de confiance

Cette technologie soulève cependant des questions importantes :

« On va être tenté parce que ces navigateurs vont nous demander de partager nos données, c’est-à-dire nos données peut-être de carte bleue pour que ces navigateurs puissent payer pour nous, des données de connexion pour qu’on puisse se connecter à notre compte. »

Les risques à considérer :

  • Sécurité des données bancaires partagées avec l’IA
  • Contrôle des achats effectués automatiquement
  • Confidentialité des informations de navigation
  • Dépendance à ces outils pour les achats quotidiens

L’émergence d’un écosystème

Atlas n’est pas seul. D’autres acteurs développent des navigateurs IA :

  • Comet chez Perplexity
  • De nombreux autres projets en développement

Cette concurrence va accélérer l’innovation et transformer profondément l’expérience du e-commerce.

Pour les professionnels souhaitant comprendre et maîtriser ces technologies émergentes, la formation « Gagnez 2 heures au quotidien avec l’IA » d’awitec permet de découvrir comment intégrer l’intelligence artificielle dans ses pratiques quotidiennes et professionnelles.

Vers une démocratisation progressive

La démocratisation de l’e-commerce dans les DROM est en marche, mais elle nécessite encore des efforts importants de la part de tous les acteurs : plateformes, logisticiens, pouvoirs publics et entrepreneurs locaux.

Les points clés à retenir :

  • L’e-commerce dans les DROM ne représente que 10% de son potentiel réel
  • Les ultramarins sont connectés (80% d’accès à Internet) mais manquent d’offre adaptée
  • Trois freins majeurs : logistique coûteuse, fiscalité complexe, manque de confiance
  • Les prix sur les plateformes adaptées peuvent être 20 à 25% supérieurs à l’Hexagone, voire identiques sur certains produits
  • Le service après-vente local est essentiel pour créer la confiance
  • Des solutions comme Dommarket.fr montrent qu’il est possible de proposer un e-commerce de qualité en outre-mer
  • Les navigateurs IA vont transformer l’expérience du shopping en ligne dans les années à venir
  • Le développement de l’e-commerce représente une opportunité pour le pouvoir d’achat et l’entrepreneuriat local

L’exemple de Dommarket.fr démontre qu’avec une stratégie adaptée, un partenariat solide, une logistique optimisée et un engagement sur le service, il est possible de proposer aux ultramarins une expérience e-commerce de qualité.

Le surcoût structurel de la vie en outre-mer ne disparaîtra pas du jour au lendemain, mais il peut être considérablement réduit.

L’objectif n’est pas forcément d’atteindre les prix hexagonaux sur tous les produits, mais de proposer une offre transparente, compétitive et fiable.

La transformation digitale du commerce ultramarin nécessite également des compétences spécifiques.

Pour accompagner cette évolution, awitec propose un catalogue complet de formations adaptées aux besoins des entrepreneurs, commerçants et professionnels des territoires ultramarins.

Du marketing digital à l’utilisation de l’intelligence artificielle, en passant par la gestion de projet et l’optimisation des processus de vente, ces formations permettent aux acteurs locaux de développer leur expertise et de réussir leur transition vers le commerce en ligne.

Comme le souligne Louis-Arthur GERMON, il suffit d’apporter l’offre pour répondre à la demande.

Les ultramarins sont prêts, les technologies existent, les solutions se développent.

La démocratisation de l’e-commerce dans les DROM n’est plus une utopie, mais une réalité en construction qui transformera progressivement le pouvoir d’achat et l’accès aux produits pour des milliers de familles.

L’avenir du commerce en Martinique et dans les DROM sera hybride : des magasins physiques modernisés coexisteront avec des plateformes e-commerce performantes, offrant aux consommateurs le meilleur des deux mondes.

Cette transformation est en marche, portée par des entrepreneurs visionnaires comme Louis-Arthur GERMON qui refusent que l’éloignement géographique soit synonyme de surcoût permanent et d’accès limité aux produits.

Cet article vous a plu ?
Découvrez nos autres articles de l’émission Terre d’Innovation :